>>> Contexte et objectifs

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L’impact de l’activité humaine sur les ressources en eau souterraine (réserve hydrique du sol, nappes) devient une préoccupation sociétale des plus prégnantes. La dégradation de ces ressources au cours des dernières décennies a conduit à l’élaboration d’un cadre réglementaire plus strict (loi cadre sur l’eau). Maintenant, des mesures techniques visant d’une part à atténuer la pression sur les hydrosystèmes et d’autre part à suivre et à prévoir leur évolution doivent l'accompagner.

Cette prise de conscience s’amplifie dans le contexte actuel de changement climatique qui semble conduire à une évolution majeure de la répartition spatiale et temporelle des ressources en eau. Il est donc important de pouvoir s’adapter à cette évolution en jouant sur l’organisation spatiale des territoires, leurs usages et les pratiques. Pour répondre à ces enjeux sociétaux, il faut développer des approches intégrées combinant la gestion des ressources hydriques avec l’utilisation et l’aménagement des territoires.

Les recherches sur ce thème, bien que nombreuses, sont souvent dispersées au sein de la communauté scientifique. De par les travaux qui y sont présentés chaque année, l’échange sur les nouvelles méthodologies d’étude des transferts d’eau dans les sols, le sous-sol et les paysages, mais aussi l’intérêt revendiqué pour les aspects techniques et les échanges avec les gestionnaires des territoires et de la ressource, les journées du GFHN sont un instrument important de la recherche pour la gestion de la ressource eau et du risque hydrique.

Le but du colloque 2008 est de faire un point sur les différents fronts scientifiques qui doivent être mobilisés pour développer une approche intégrée applicable dans un cadre concret de gestion. Ce colloque sera l’occasion de faire communiquer des chercheurs issus de communautés différentes (agronomes, physiciens des transferts dans les milieux poreux, hydrogéologues) et qui généralement échangent peu.

L'objectif est de confronter les approches afin de susciter des intérêts communs permettant une approche intégrée des interactions entre la surface et les ressources hydriques souterraines (réserve hydrique du sol et nappe). Ces interactions sont en effet complexes car pluridisciplinaires (hydrologie, physique des transferts dans les milieux poreux hétérogènes, géochimie des sols et des nappes, microbiologie des sols, spatialisation, modélisation numérique, etc.). De plus les rétroactions sont nombreuses, à forte inertie, dans un contexte d’évolutions climatiques aux conséquences incertaines.

Si ces intérêts émergent, par exemple à travers la réponse commune à des appels d’offre futurs, les objectifs seront atteints.

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